5 erreurs à éviter pour un CV en anglais efficace

Vous souhaitez trouver un travail dans un pays anglophone, poste à responsabilités ou petit boulot ? Pour décrocher ce que vous chercher, il vous faudra avoir un CV en anglais efficace, parlant et convaincant. Découvrez les précieux conseils de Mathias Degoute, professeur agrégé d’anglais, docteur en linguistiqu et auteur de « 10 étapes pour réussir son CV en anglais », aux éditions Studyrama.

 

Les anglophones sont habitués à ce que le monde entier parle l’anglais, et ne sont pas très patients ni très compréhensifs dès lors qu’il s’agit d’essayer de comprendre quoi que ce soit qui ne corresponde pas aux conventions ou aux codes en vigueur. Cela est vrai aussi en matière de CV. Voici cinq erreurs à ne pas commettre :

1. Traduire simplement son CV français

Le secret d’un CV en anglais réussi ? Ne surtout pas chercher à traduire votre CV français. Il faut partir d’une feuille blanche et procéder étape par étape. Il vous faudra vous adapter à la culture anglophone et chercher les bons termes et expressions qui convaincront les entreprises où vous voulez travailler.

Il faut bien se rendre compte qu’il y a plus que des différences de vocabulaire entre le monde francophone et le monde anglophone. Par exemple, saviez-vous que dans nombre de pays, l’expérience professionnelle et les activités extrascolaires comptent beaucoup plus que les diplômes ? Cela change complètement la manière de rédiger, composer et présenter son CV.

2. Croire que les recruteurs anglophones connaissent le système éducatif français

En France, le système éducatif est extrêmement complexe et comprend des centaines de diplômes, de filières et de manière de conduire ses études. A l’étranger, les choses sont souvent beaucoup plus simples. Pensez à la multitude d’intitulés du baccalauréat, au choix entre classes prépas, intégrées ou pas, et université ou écoles privées… Il est donc souvent difficile de parler de son parcours scolaire en anglais.

La solution ? Chercher des équivalents dans les pays visés et surtout rédiger pour chaque ligne de la rubrique ‘Education’ une phrase explicative pour décrire les matières étudiées et les projets rendus.

3. Ne pas assez développer la rubrique ‘Skills’

Savoir lister ses compétences est plus utile que lister ses diplômes dans un CV en anglais. Mais quelles compétences ajouter aux classiques mentions des langues étrangères et des logiciels maîtrisés ? Dans l’idéal, vous produirez un CV taillé sur-mesure par rapport à l’annonce à laquelle vous répondez. Cette dernière fait état des compétences attendues des futurs recrutés. Sachez lire entre les lignes et tirez de votre expérience personnelle des compétences ad-hoc qui exprimeront votre adéquation avec le job visé.

La rubrique ‘Skills’ peut être ainsi très élaborée. Et mettez-la en valeur pour la rendre encore plus parlante.

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4. Omettre de renseigner des ‘References’… et de prévenir ses référents

Conventionnellement en dernière partie de CV, la rubrique ‘References’, autrement dit vos recommandations, donne la possibilité aux recruteurs de contacter toute personne vous connaissant, ou ayant travaillé avec vous. Le but est de s’assurer de la validité de votre candidature, de demander de plus amples précisions sur vos compétences ou de recueillir des précisions sur la nature exacte des postes que vous avez occupés.

Sachez qu’il n’est pas rare que les recruteurs anglophones téléphonent ou écrivent à vos référents. Cela concerne néanmoins les candidats plus expérimentés. Vous devez en fournir au moins deux (qui parlent anglais !) et dites quelle est la relation que vous avez eue avec ces personnes. Toutefois, prévenez impérativement vos référents ! Si on les appelle, il faudra qu’ils sachent quoi dire. Les recruteurs ne sont pas dupes : ils savent que ce coup de téléphone a toutes les chances d’avoir été anticipé par les candidats. Ce qu’ils veulent savoir n’est pas vraiment la vérité sur votre compte… Ils veulent vérifier que vous avez su gagner la confiance de collègues de travail ou de vos supérieurs.

5. Ne pas donner à son CV un ‘Career objective’

Le CV en anglais comporte généralement, juste après la mention du nom et des coordonnées, un filet de quelques lignes exprimant directement et clairement les ambitions du candidat.

Cette section introductive peut servir à dire quel poste ou type d’emploi on vise, à définir brièvement son profil professionnel ou encore à dire quel est son objectif de carrière. Elle est pensée pour faire passer l’idée que le candidat a quelque chose de concret à apporter à l’entreprise visée.

Selon les cas de figure, on peut intituler ce morceau du CV ‘career summary’, ‘career objective’, ‘personal profile statement’, ‘profile statement’, ‘resume summary’, ‘resume summary statement’, ou encore ‘summary of qualifications’.

Cette partie ne doit pas excéder une ou deux phrases dans l’idéal. Il est préférable d’écrire un resume objective différent pour chaque emploi visé, en personnalisant au maximum sa formulation pour répondre aussi précisément que possible à l’annonce.

Il est bienvenu de parler de la carrière qu’on veut se construire au-delà de l’emploi à occuper dans l’immédiat. Cela donne l’image d’un professionnel motivé qui aime son travail. Vous pouvez y évoquer vos triomphes passés et ceux que vous voyez dans votre avenir. Le but est aussi de montrer à votre employeur que vous êtes familier du secteur dans lequel vous voulez évoluer.

Propos recueillis par Rachida Soussi

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Entretien d’embauche en anglais : les 5 erreurs à éviter

L’anglais est une langue qu’il faut savoir parler au travail et cela commence dès l’entretien d’embauche. Quelles sont les erreurs à ne pas commettre avant et pendant les entretiens en anglais ? Les conseils de Mathias Degoute, professeur agrégé d’anglais, docteur en linguistique et auteur de « 10 étapes pour préparer et réussir ses entretiens d’embauche en anglais », aux éditions Studyrama.

 

1. Croire que tout repose sur l’accent

L’accent ne fait pas tout. Pour parler un anglais précis, parfaitement intelligible et fluide, il est plus aisé et satisfaisant de cultiver une prononciation aussi authentique que possible. Cela passe en priorité par l’intonation : elle est le plus souvent descendante en anglais, quand en français elle est montante. En fonction des régions où l’anglais est parlé, la mélodie de la langue, et ses sons (voyelles, en particulier), vont varier sensiblement. Car il y a des dizaines d’accents anglais, qu’on se place en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zelande, et dans les autres pays du Commonwealth.

Mieux vaut se concentrer sur l’essentiel et lâcher prise sur le jugement qu’on a de son accent pour réellement progresser ! Parler un bon anglais, c’est avant tout arriver à se faire comprendre sans difficulté.

2. Ne pas être en mesure de bien parler de soi-même

Etape incontournable d’un entretien en anglais, la présentation de son parcours académique et de ses réalisations doit être soigneusement anticipée. Il faut être prêt à parler de ce qu’on a appris, tant dans ses études qu’au travail. Et bien sûr, il faut savoir discuter de son expérience, en particulier être prêt à détailler à l’oral ce qu’on a communiqué dans son CV. La plus grande difficulté ici est de se préparer en résistant à la tentation d’apprendre un discours par cœur. Il faut savoir rester spontané et être en mesure de réagir précisément à toutes les questions posées.

Quand on vous demandera le classique « Tell me about yourself », rien ne vous empêchera de rappeler votre nom, cela se fait en anglais plus qu’en français, mais les recruteurs sont normalement en possession de votre CV et ont vos coordonnées. Il serait donc artificiel de rappeler votre identité. Inutile de préciser votre âge, lieu de résidence ou situation maritale : cela n’est pas censé regarder l’entreprise qui vous auditionne. Sauf cas très particuliers, il est peu recommandé de parler de vos hobbies ou de tout sujet lié à votre vie personnelle.

Une manière pertinente de se présenter est donc de commencer par parler de ses compétences, de son expérience ou de son projet professionnel.

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3. Ne pas savoir comment se déroulent les entretiens

Dans la plupart des cas, les entretiens en anglais comportent des questions types posées dans un ordre plus ou moins connu à l’avance. Il faut les connaître pour s’y préparer au mieux. Il peut cependant y avoir des questions inattendues ou imprévues : c’est pourquoi il faut s’attendre à tout et aussi cultiver la confiance en soi le moment venu.

On vous demandera d’abord de vous présenter, puis de parler de votre parcours, avant de discuter avec vous du poste pour lequel vous postulez. Naturellement, on s’assurera ensuite de votre adéquation aux responsabilités concernées, et on vous donnera en dernier lieu la parole, au cas où vous ayez des questions à poser.

On peut également vous poser des questions gênantes ou embarrassantes, voire indiscrètes. Pour commencer, gardez votre calme en toutes circonstances. C’est le moins qu’on puisse attendre d’un futur collaborateur : qu’il ne se démonte pas et sache affronter les situations délicates. Toutes les questions dites « gênantes » ont pour objectif commun de tester votre force de caractère. Prenez-les comme un jeu ! C’est votre manière de les aborder qui compte davantage que la réponse elle-même. Surveillez votre langage corporel : gardez un visage impassible, ne vous mordez pas les lèvres, restez immobile sur votre siège, abstenez-vous de tousser, entre autres. Regardez votre interlocuteur en face et souriez. Choisissez le type de réponse appropriée : directe ou déviée, voire humoristique. Vous pouvez aussi simplement refuser poliment de répondre.

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4. Négliger de se renseigner sur l’entreprise avant l’entretien

Connaître l’entreprise et ses produits ou services est un élément-clé pour réussir son entretien d’embauche. Pour comprendre la nature des responsabilités qui vous seront confiées, il faut cerner l’identité des marques, entreprises et produits que vous servirez. Savoir parler de cela vous permettra aussi de projeter une plus grande légitimité auprès des recruteurs et de laisser paraître un plus grand enthousiasme encore pour le poste convoité.

5. Ne pas poser de questions aux recruteurs

Une partie de l’entretien d’embauche est souvent laissée aux questions des candidats. C’est un moment qui peut être très enrichissant et c’est aussi une occasion de se projeter dans le poste et de démontrer sa motivation. Saurez-vous distinguer parmi les questions suivantes lesquelles sont appropriées et lesquelles vous feraient éliminer ?

1) What’s your annual leave and sickness policy?

2) What types of training opportunities do you offer?

3) What are the pension arrangements ?

4) What is the salary range for someone in this position ?

5) Could you explain your organizational structure ?

6) What growth opportunities can the company provide me ?

7) What other perks are there ?

S’il n’est pas tabou de poser des questions sur la politique salariale, il serait maladroit de ne poser que des questions relatives aux avantages offerts par un poste. En revanche, toute question concernant la vie de l’entreprise, son organisation, les personnes qui y travaillent, sont bienvenues et sont susceptibles de montrer votre investissement personnel. (Réponses : les questions 2, 4, 5 et 6 sont appropriées, pas les autres.)

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Pour se faire un mental d’acier

S’il est une personnalité qui a su faire de son mental une force, c’est bien Mohamed Ali (1942-2016). Le boxeur américain a suscité autant d’admiration que de mépris, sans jamais renoncer ni à ses idéaux, ni à sa carrière. Dans les années 60, il devient un athlète mondialement connu en remportant tour à tour Jeux Olympiques et Championnats du monde. Mais ce début de carrière tonitruant est arrêté net par un cas de conscience : Ali refuse de partir au Vietnam, pays avec lequel les Etats-Unis entre en guerre. En 1967, après avoir déclaré que jamais aucun Vietnamien ne l’avait insulté et qu’il n’irait en combattre aucun, il est vilipendé, attaqué en justice, et se voit retirer tous ses titres sportifs et condamné à de la prison. Il fait appel, mais est exclu des milieux de la boxe malgré tout. Il doit attendre presque quatre ans pour que la Cour Suprême ordonne qu’on lui rende sa licence de boxe et qu’on annule ses condamnations. Il remonte enfin sur le ring en 1970 : ce devait être « le combat du siècle », il est mis KO au dernier round. C’est sa première défaite en tant que boxeur professionnel. Il continue de se battre néanmoins, gagne d’autres combats dans la foulée et fini par reconquérir son titre de champion en 1974 grâce à sa stratégie du « rope-a-dope » : face à son adversaire, appuyé contre les cordes de délimitation du ring, il se laisse frapper jusqu’à ce que l’autre fatigue, puis en profite pour le mettre KO. Son envie de gagner ne faiblit pas sous le succès. Il remporte une troisième fois le titre de champion du monde en 1978. C’est le seul boxeur à avoir été champion du monde par trois fois. Il ne prendra sa retraite qu’en 1980, marquant la fin d’une carrière jalonnée de records, avec 56 victoires, 5 défaites et 37 KO. Il ne quitte pas la sphère publique pour autant, et parle ouvertement de la maladie de Parkinson qui lui est diagnostiquée en 1984. Il est de plus en plus affecté dans ses mouvements et dans sa diction, mais continue de s’investir pour les autres, au travers d’activités de philanthropie. Son mot d’ordre : ne comptez pas les jours qu’il vous reste à vivre, mais arrangez-vous pour que, dans votre réussite, chaque jour compte.

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Saisir toutes les opportunités

Thomas Jefferson (1743-1826) est l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, aux côtés de George Washington, entre autres. C’était un homme aux talents multiples, écrivain, brillant juriste et politique né. Il a su faire de chaque étape de sa vie des moments décisifs pour son pays. Il a grandi dans ce qui était encore une colonie britannique avant de contribuer à faire de son pays la nation indépendante que nous connaissons aujourd’hui. Il fait d’abord des études de droit et deviennent avocat. Mais il ne plaidera jamais : il est capté par le monde politique. Chaque rencontre, chaque événement est pour lui l’occasion de formuler des opinions novatrices et inspirantes qui le propulsent au coeur des instances qui gouvernent son état puis son pays. D’abord élu dans les assemblées représentatives de Virginie, son état natal, il se fait remarquer alors que la grogne contre la domination britannique monte et que la guerre d’indépendance se prépare. Il des pamphlets dénonçant avec brio les injustices dont sont victimes les colonies britanniques en Amérique. Ses écrits engagés et son sens du contact font de lui une figure essentielle de sa communauté. Mais c’est par l’audace de ses idées et son talent pour les faire connaître qu’il se distingue : il rédige, en particulier, une _Déclaration des Droits_ qui révolutionne l’ordre en place en instaurant pour la première fois au monde la séparation de l’église et de l’état. En 1776, il devient l’auteur de la Déclaration d’Indépendance, qui signe le début de la grande aventure américaine, une nation nouvelle guidée par des principes philosophiques garantissant l’épanouissement de chaque individu. A la mort de sa femme en 1782, il combat son abattement en acceptant de faire un voyage à Paris à la place de Benjamin Franklin. Le but est d’établir des relations diplomatiques entre la France et la nouvelle nation états-unienne. Ce voyage se révèle décisif pour lui et pour sa nation. Il affirme sa francophilie et en profite, quelques années plus tard, en 1803, en tant que président des Etats-Unis cette fois, pour doubler la superficie de son pays en achetant à la France la Louisiane.

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Avoir toujours les idées claires

On ne s’imagine pas assez souvent les philosophes au travail. De même on ne se représente guère ce qu’implique, en pratique, le travail de la pensée. Je me souviens avoir été très marqué par le film qui raconte la vie de la philosophe Hannah Arendt (1906-1975), sorti en 2012 et réalisé par Margarethe von Trotta. L’intellectuelle dont il est question a bouleversé le monde entier par sa pensée incisive, désarmante de recul et d’objectivité, d’autant qu’elle fut produite dans les circonstances insoutenables de la découverte des exactions nazies. Comment Hannah Arendt envisageait-elle son travail ? Comment l’organisait-elle ? Que fait-on concrètement quand on fait profession de penser ? On y voit l’héroïne se débattre avec ses éditeurs, ses détracteurs, on la voit au public comme au privé, mais surtout, on la voit penser. Et devinez comment la cinéaste a filmé l’actrice tenant le rôle titre en train de penser ? Sur un divan austère, allongée, endormie. Il faudrait faire le décompte des minutes et des plans consacrés à montrer l’actrice assoupie, à un mètre de sa machine à écrire tout entourée de désordre et de papiers chiffonnés ! Pour moi, c’est très clair : exceller, c’est d’abord sommeiller.

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